Le jour ou tout à commencé.

Fin 2002, le DG des Impôts,  Gouverneur de la Banque de France jusqu'au début de février 2026, m’a demandé de quitter le beau département de la Côte d’Or pour prendre la direction des 1400 collaborateurs des Services Fiscaux des Bouches-du-Rhône - Marseille. La mission consistait, en trois ans, à optimiser les moyens affectés à l’établissement, au contrôle et au recouvrement des impôts et taxes dus par les personne sphysiques et les entreprises du ressort.
La tâche a été rude dans cette zone où l’idée dominante était (est encore... ?) que la loi n’est qu’une base discussion.
J’ai rencontré un problème inattendu qui m’a pris beaucoup d’énergie en 2004 et 2005 : c’est celui que je romance dans cet ouvrage. Je l’ai découvert et traité à Marseille. Plus tard, il s’est révélé être présent en de nombreux endroits du territoire, ce qui a conduit à revisiter les directives nationales.
Ce fait réel m’a permis de faire un récit qui met en valeur la force de la tranversalité quand elle est, comme au GIR, activée pour la lutte contre les grandes fraudes.
A travers ce roman, j’ai voulu aussi montrer que la promotion interne porte des richesses que nos dirigeants actuels ne doivent pas sacrifier, au risque d’éloigner encore plus le citoyen de l’Etat.
Ma grande et large expérience professionnelle m’a appris à faire le partage entre les turpitudes de quelques fonctionnaires blamables et l’immense majorité des consciencieux, de ceux qui, actifs et professionnels, ne méritent pas l’opprobre que souvent l’on dresse contre eux. Je dédie ce roman à tous ceux avec qui j’ai travaillé depuis le Jura de mes débuts, jusqu’au cimetière des éléphants d’Aix en Provence, à tous ceux qui m’ont fait confiance et m’ont suivi dans les initiatives et les innovations que j’ai pu développer pour simplifier leurs travaux. Je sais qu’ils ont pû être perturbés. Il le fallait pour rendre un meilleur service au public et leur rendre la vie plus facile.
Je suis preneur de vos commentaires et observations.
Albert BOVIGNY

En résumé

 

 

Au début des années 2000, la nouvelle direction des services fiscaux de Marseille engage un vaste chantier de nettoyage de ses fichiers. L'action consiste à supprimer du rôle d'impôt sur le revenu les personnes qui ne disposent pas, à Marseille, de taxe d'habitation, laissant présumer qu'ils n'y sont pas domiciliés réellement.

En supprimant le compte d'environ 6500 personnes non domiciliées en France, ne remplissant pas les conditions juridiques pour déposer une déclaration de revenu à Marseille, la direction méridionale ne délivre plus les certificat de non-imposition, entravant ainsi le versement de certaines prestations sociales, notamment le RMI et la PPE. L'action met en ébullition certaines associations de défense criant au scandale de la discrimination. Un peu moins de 200 foyers irrégulièrement supprimés y seront réintégrés.

L'auteur a vécu ces faits réels. Certain que la transversalité dans les services administratifs est nettement supérieure à l'organisation cylindrique voulue par certains caciques, il valorise dans son premier roman l'action inter-directionnelle des services régaliens. Il bâtit son intrigue au sein du groupement d'intervention régionale [GIR PACA] auquel appartient le héros. Cette structure interministérielle créée en 2002, est chargée de lutter contre la grande délinquance économique et financière des temps modernes.

Les synergies développées par les services régaliens, la compétence et le volontarisme des personnels qui les servent, permettent, sinon un dénouement heureux, au moins une meilleure connaissance des moyens matériels et de la qualité des ressources humaines dont dispose l'État en Région pour faire face aux escroqueries même les plus imaginatives.

 

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Ma bio simplifiée

Retraité de la fonction publique d’Etat, j’ai exercé pendant 42 ans une fonction régalienne à la Direction Générale des Impôts.

A tous les niveaux de la hiérarchie que la promotion interne m’a permis de gravir, j’ai côtoyé la réalité du terrain fiscal, des comportements humains individuels ou collectifs devant cette obligation au cœur de la société.

J’ai particulièrement vécu, plutôt mal que bien, la lutte contre la fraude fiscale, comme acteur mais aussi comme organisateur des services et des actions conduites contre ce fléau dans ma sphère d’influence lorsque j’en étais le décideur.

J’ai déjà publié un Que Sais-je en 1995 (n° 2929). J’ai voulu m’essayer au roman. J'y ai travaillé plusieurs mois en suivant une formation à l’écriture.

Mon récit, romancé, s’appuie sur des faits réels que j'ai vécus dans le département des Bouches du Rhône au début des années 2000. Il veut être la belle image de l’action publique en même temps que la salut aux femmes et aux hommes qui exercent pour la sécurité de tous un service public de qualité.